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Parenthèse pavée…
Le 1 octobre 2020

Entre la Flèche Wallonne et Liège-Bastogne-Liège femmes une partie de l’équipe Arkéa Pro Cycling Team est allée reconnaître les secteurs pavés de la prochaine édition de Paris-Roubaix femmes…


 

Chemin des Prières, chemin des abattoirs… Ces lieux fleurent bon, si on peut le dire ainsi,  la classique du Nord « Paris-Roubaix », laquelle génère chaque saison une aventure humaine hors du commun.  Jusqu’à présent cette fragrance était exclusivement masculine. Elle aura son pendant féminin dans exactement vingt-quatre jours avec la première édition de Paris-Roubaix femmes. L’équipe Arkéa Pro Cycling Team a été retenue pour entrer elle aussi dans l’histoire de cette épreuve, avec la possibilité d’écrire l’an un de l’Enfer du Nord version « coureures » !

Engagée cette semaine sur les classiques Ardennaises, notre équipe en a profité pour mutualiser son temps en intégrant à son programme des reconnaissances de « l’Enfer du Nord ». Elle est allée poser ses roues aujourd’hui sur sept secteurs pavés, et demain « rebelote » avec le final de la course.

Étaient conviées à cette ballade « sportive » et rythmée sur les sentes des Hauts-de-France : Pauline Allin, Amandine Fouquenet, Lucie Jounier, Gladys Verhulst et Typhaine Laurance. Un club des « cinq » qui a avancé en avant course et a pris des renseignements capitaux.  « Cette compétition sera une nouveauté pour nos coureures, indique leur directeur-sportif, Franck Renimel. Elles ne connaissaient pas les secteurs pavés de Paris-Roubaix, avant cet après-midi de reconnaissance. Là, elles ont pu se confronter à cette nature de terrain et à la spécificité qui fait cette course. De fait, elles ont pu mesurer les efforts particuliers que cela réclame ».

L’autre objectif était de « mettre au point » certains choix techniques comme la pression des boyaux. « Point important, sur lequel, elles ont pu commencer à réfléchir aujourd’hui, poursuit Franck Renimel. Elles feront un autre essai demain. Cet après-midi, en plus, c’était un vrai temps de Paris-Roubaix, avec de la pluie, des pavés humides ce que l’on pourrait tout à fait connaître dans trois semaines ».

 

25 octobre, jour de grande première

Ce 25 octobre sera jour de grande première pour l’ensemble du peloton féminin, atout important aux yeux de Franck Renimel, lequel développe.  « Nous serons toutes les équipes, et toutes les concurrentes, sur un même pied d’égalité car personne n’a encore disputé une édition de Paris-Roubaix femmes. C’est mieux pour nous que de prendre, par exemple, le « train en marche », avec déjà plusieurs éditions de cette belle classique disputée par les filles et leurs équipes respectives depuis "x" années. Aujourd’hui, au départ de Petite Forêt, j’ai senti de l’envie et de l’appréhension ».

Ultime sentiment qui a été vite levé pour l’ensemble des filles de la formation Arkéa Pro Cycling Team « invitées » à effectuer cette reconnaissance. « C’était bien, j’ai bien aimé, déclarait Amandine Fouquenet. Rouler sur les pavés c’est dur, mais j’ai tout de même pris du plaisir sur chacun des secteurs que nous avons reconnus. J’avais déjà participé à Gand-Wevelgem avec l’équipe de France juniors, mais les pavés ne ressortaient pas autant que ceux-ci ». « Les pavés sont moins disjoints en Belgique que sur les routes de Paris-Roubaix », ajoute presque comme en écho, Typhaine Laurance. « C’était trop bien cette reconnaissance. J’ai déjà disputé le Samyn, Gand-Wevelgem en juniors, et j’ai bien performé sur ce type de compétitions. Ce sont des courses auxquelles j’apprécie de participer. Il faut-être guerrière. J’aime ce type de courses qui demandent cet état d’esprit. Cette reconnaissance des secteurs pavés m’a donnée encore plus goût à Paris-Roubaix. J’espère que je pourrais en disputer la première édition réservée aux femmes. Mon frère a couru cette épreuve l’an passé dans les rangs juniors, cela a été un souvenir fort pour lui. J’aimerais moi aussi pouvoir me forger ce type de souvenir » Lequel sera fort en intensité.

Autre chose acquise, le pilotage ! Typhaine a, comme ses coéquipières, très vite « captée » comment conduire son vélo sur les pavés. « Il faut être souple sur le poste de pilotage, tenir le guidon sans le serrer, faire attention aux trajectoires à prendre, car cela tape fort ».

Les ingrédients qui font la grandeur et la force de cette compétition sont connus, déterminés, balisés, identifiés, et désormais celles qui seront "élues" devront les utiliser à dessein en course. Vivement ce 25 octobre 2020 afin de
vivre en « réel », ce premier Paris-Roubaix femmes historique, car les filles aussi ont le droit d’écrire sur ces routes, la plus belle de leur histoire. Cette saison la possibilité leur est donnée de forger leur propre légende sur ces sentes aux contours parfois défigurés par l'usure du temps et des hommes, et qui permettent, chez les hommes, de graver des monceaux de courage avec un doux parfum héroïque des temps modernes. Parité oblige, à vous de jouer, maintenant, mesdames …. Vos histoires seront également belles et fortes nul n'en doute !

 

 

Arkéa Pro Cycling Team
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